Par Mathieu Deldicque, conservateur en chef du patrimoine, directeur du musée Condé - Château de Chantilly
Connu depuis l’Antiquité, plus ou moins domestiqué, vénéré dans certaines civilisations, craint dans d’autres, le singe propose une ambivalence dont l’homme tira parti au fil des siècles.
Doté d’une image tantôt positive, tantôt négative, il est surtout reconnu pour sa capacité d’imitation de l’homme qui offre un sujet d’étude de choix pour les artistes. Ceux-ci transposent sur lui les travers et les traits de caractère des hommes, souvent pour les tourner en dérision.
C’est au cours...
Connu depuis l’Antiquité, plus ou moins domestiqué, vénéré dans certaines civilisations, craint dans d’autres, le singe propose une ambivalence dont l’homme tira parti au fil des siècles.
Doté d’une image tantôt positive, tantôt négative, il est surtout reconnu pour sa capacité d’imitation de l’homme qui offre un sujet d’étude de choix pour les artistes. Ceux-ci transposent sur lui les travers et les traits de caractère des hommes, souvent pour les tourner en dérision.
C’est au cours des XVIIe et XVIIIe siècle que des facétieux singes envahirent les arts, depuis les décors appelés singeries jusqu’aux céramiques, interrogeant, sous une apparence légère, le statut de l’homme, et renvoyant à la mode de la chinoiserie. Du duc d’Aumale à Béatrice de Rotshchild, de Chantilly à Beaulieu-sur-mer, les grands collectionneurs des XIXe et début du XXe siècle poursuivirent cette tradition et entretinrent l’intérêt pour le monde simiesque. Retraçant tout un pan de l’histoire des arts décoratifs et de l’histoire du goût, la conférence interrogera avant tout la fascination exercée par le cousin de l’homme.
Culture, Conférence / Débat / Rencontre, Dîner / Repas spectacle à Saint-Jean-Cap-Ferrat
Article déposé
le 26 Février 2024 par Magazine Sortez
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